danger
 

La cuvette centrale du Bassin du Congo fait partie de la deuxième forêt primaire du globe avec une étendue de plus de 100.000.000 hectares dont 87 % sont considérés comme vierges avec seulement une estimation de 0.2 % annuelle de déforestation.

Le biotope des bonobos a été longtemps protégé par l'inaccessibilité de sa forêt mais hélas, la situation socio-économique des populations des zones-tampon et le manque de surveillance au sein des compagnies forestières exploitant la région, ont favorisé la grave expansion du trafic organisé de viandes de chasse.

 

busmeattrafic   zonetampon

  Braconnier  
viande boucannee  

"Pour exemple, une expédition en Février 1998 dans la région de Lomako, menée par Karl Ammann, journaliste voué à la Conservation de la Nature et Director Advisor de l'AAC, a prouvé l'implication certaine du personnel des forestiers. Ceux-ci, avec l'aide des populations locales, grâce aux facilités des compagnies s'adonnent au trafic de viande de chasse, une activité extrêmement lucrative. Ils utilisent les camions et les bateaux de la société pour le transport des cartouches et de la viande boucanée, faisant de la chasse traditionnelle, une véritable industrie !

De plus, lorsque les forestiers abandonnent les zones de coupe après exploitation, leur personnel, au lieu de rentrer chez eux, restent installés dans la forêt , continuant leur activité de chasse en pénétrant encore plus profondément dans la forêt."

Vendeuses de viande de chasse, attendant un  transport pour le marché le plus proche

Leur trophée....... un corps dépecé et sanguinolent d'un jeune chimpanzé !

la loi

POUR MÉMOIRE

Rappelons que le Bonobo est considéré comme une espèce en danger par l' IUCN Red Data Book, par l' U.S. Fish and Wildlife Service
ainsi que faisant partie de l'annexe I des espèces du CITES.

La Convention de Washington a déclaré que les Bonobos (à l'instar des Okapis) font partie des animaux en danger d'extinction dans le monde.

Par ailleurs, le Congo a ratifié cette convention dans les années 80

En 1980, le nombre de bonobos fût estimé à 100.000.

Aujourd'hui, les scientifiques les plus optimistes avancent des chiffres alarmants ne dépassant pas :


le nombre de 10.000 individus basés sur des données de 1990
 (soit il y a 10 ans déjà !)

Ces chiffres ne prennent pas en compte deux périodes de guerre et l'occupation militaire de leur biotope :
la foret primaire marécageuse de la province de l'Équateur.

 

Poster prévention

  • L'Association A.A.C travaille dans la capitale Kinshasa pour essayer, avec l'aide du Ministère de l'Environnement, de faire appliquer la loi.
  • Des campagnes d'information sont effectuées par le biais des médias (radio, télévision, presse) ou par des interventions sur le terrain (conférences...). Mais l'association ne peut se permettre, par manque de moyens financiers, des campagnes nationale d'information  pourtant si importantes.
La meilleure façon d'endiguer, définitivement, ce trafic mortel pour la survie du peu de bonobos vivant encore en liberté, est d'organiser un programme de protection avec la collaboration de tous :
  • Ministère de l'Environnement, Conservation de la Nature, Pêche et Forêt
  • Compagnies Forestières, qui sont souvent le seul lien entre la forêt et les villes
  • ONG concernées par la conservation de la nature
  • Populations des zones-tampon (éducation, projets de substitution…)

Le but de l'association A.A.C (les Amis des Animaux au Congo) est de rendre possible cette collaboration et de transmettre son message de conservation à travers un programme d'éducation mésologique comme elle l'organise déjà auprès des écoles congolaises au sanctuaire-nursery de Kinshasa.


C
e même programme devra être élargi aux zones forestières et à leurs zones tampons dans la région du biotope du Bonobo (Basankusu, Lomako, Luo …) afin de réactiver les tabous anciens pour les nouvelles générations.

Un Autre danger menace le Bonobo

LA DISPARITION DU PATRIMOINE GÉNÉTIQUE

Les derniers chiffres relatifs à la population des bonobos vivant in-situ datent de 1990 (voir au dessus).

Depuis lors, les travaux de comptage en cours du Dr Hohman ont été interrompus par deux guerres successives.

Ces régions ont connu un déplacement des populations vers la forêt pour se mettre à l'abri des événements et des incursions militaires régulières.

L'évacuation momentanée des projets scientifiques de Lomako, de Yasa, de la réserve de Luo et du Parc de la Salonga, a définitivement laissé le champs libre au trafic de viandes de chasse, ne laissant ainsi que peu d'espoir aux derniers bonobos encore libres au Congo.

Tenant compte d'une population restreinte vivant en captivité, aux États Unis, en Europe et au Japon et à la consanguinité inévitable qui s'en suit, le patrimoine génétique de cette espèce est en grand danger

Le dernier des Grands Singes a avoir été découvert pourrait être le Premier à disparaître !